384 pages
15 × 24 cm
Épuisé
Biographie
Né en 1950 en Lorraine, comptable de formation, Daniel Kircher exerce cette profession pendant quelques années. C’est à la suite d’une période de chômage, qu’il se met à l’écriture. Il a obtenu le Prix littéraire de la Vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour son premier roman, La Colère des dieux, et le prix Erckmann-Chatrian pour Le Maître des Steppes, parus aux éditions Olivier Orban.
Août 1914. Belges et habitants du Nord fuient devant l’invasion allemande. À Roubaix, la comtesse Yvonne de Brétigny refuse de céder à la panique. Elle reste dans la ville, retenant ses filles auprès d’elle. Ève, la cadette, sera réquisitionnée comme infirmière par l’armée allemande, puis recrutée par les services de renseignements alliés. Dès lors va s’ouvrir, pour cette jeune fille de bonne famille, une existence des plus aventureuses. Mais démasquée, après plusieurs années d’espionnage, Ève est arrêtée, jugée et condamnée à mort. C’est en attendant son exécution qu’elle rencontre dans la prison de Cologne un As de l’aviation française, gravement mutilé : Joseph Weller. Celui-ci, originaire du Reichsland (L’Alsace-Lorraine), a été condamné pour trahison à l’empire allemand. Les jeunes gens vont tenter de s’évader ensemble, mais d’étranges rumeurs circulent sur le compte du « chevalier de l’air »… Daniel Kircher nous entraîne, comme à son habitude, dans une succession d’aventures, sur terre et dans les airs, où le romanesque se mêle étroitement aux réalités historiques. On croise au fil des pages les futurs acteurs du monde à venir (un brancardier du nom d’Adolf, de Gaulle, une Suzanne Lenglen en grande forme, Tzara, Cendrars, ou encore un jeune peintre prénommé Pablo…). Et puis, sous les traits d’Ève revivent les grandes figures féminines de l’aviation française, mais aussi la célèbre Lilloise Louise de Bettignies.
Les héros de ce roman sont l’incarnation même de cette période charnière, bouillonnante d’idées nouvelles et d’urgence à vivre, dans la prescience des drames à venir.
